Élève ton Québec : revendications étudiantes 2018


La raison d’être d’une association étudiante, c’est de défendre et représenter les droits et les intérêts de ses membres.

Dans le cadre de la rentrée scolaire de l’automne 2018, 17 associations étudiantes du Québec, dont la CADEUL, ont élaboré les revendications étudiantes à être mises de l’avant tout au long de l’année. Celles-ci interpellent les enjeux qui touchent directement la condition des étudiants et étudiantes des universités du Québec.

Cliquez ici pour accéder au Résumé des revendications du CTS Rentrée des étudiants et étudiantes du Québec

Voici les 5 enjeux sur lesquels les associations étudiantes du Québec ont décidé d’unir leur voix :

#1 : Compenser les stages obligatoires de prise en charge se déroulant dans le secteur public et parapublic

La condition des stages est un enjeu préoccupant pour nombre d’étudiants et d’étudiantes du Québec. Dans plusieurs programmes, majoritairement au sein des services sociaux et de santé, les stagiaires ne touchent aucune rémunération ou compensation, ce qui pose un grave problème de précarité financière. Le stress ainsi causé est un important facteur de détresse psychologique chez ces étudiants et étudiantes. De plus, ces professions sont souvent occupées majoritairement par des femmes, ce qui accentuent les inégalités de traitement entre les genres/sexes.

Contrairement aux entreprises privées, les employeurs en milieu public et communautaire ne peuvent bénéficier du crédit d’impôt pour stage en milieu de travail. Cette situation entraîne une iniquité considérable entre les stagiaires de ces différents milieux.

Le CTS REEQ demande l’implantation d’une mesure gouvernementale permettant de corriger cette situation en compensant financièrement les stages obligatoires dans les secteurs public et communautaire.


Ressources à consulter :

Avis de la CADEUL sur la condition des stagiaires en éducation

Avis de l’Union étudiante du Québec sur la compensation des stages en enseignement

 

#2 : Annuler la déréglementation des frais de scolarité de la communauté étudiante internationale

En 2008, une première vague de déréglementation des frais de scolarité pour les étudiants et étudiantes internationaux a été effectuée : à l’époque, 6 familles de programmes voyaient disparaître le plafond imposé aux frais chargés pour la communauté étudiante internationale. En mai 2018, lors de l’annonce de la nouvelle Politique québécoise de financement des universités, le gouvernement annonçait que cette déréglementation allait s’étendre à toutes les disciplines à partir de l’automne 2019 (excluant toutefois les étudiants et étudiantes provenant de pays bénéficiant d’ententes sur les droits de scolarité avec le Québec, comme la France et la Belgique)

Les conséquences? Soudainement, les universités seront libres de facturer le montant qu’elles désirent aux étudiants et étudiantes qui immigrent pour étudier au Québec. Phénomène déjà observé à partir de 2008, cela a eu tendance à transformer la composition démographique de la communauté étudiante internationale, favorisant une clientèle anglophone et aisée financièrement, au détriment des institutions francophones et en région. Cette tendance risque de s’accentuer avec la poursuite de la déréglementation annoncée.

Le CTS REEQ demande que le gouvernement annule l’élargissement de la déréglementation des montants forfaitaires des étudiantes et des étudiants internationaux.

Ressources à consulter :

Avis de l’Union étudiante du Québec sur la déréglementation des frais de scolarité

La nouvelle Politique québécoise de financement des universités

 

#3 : Augmenter le financement dédié aux étudiantes et étudiants

Les services aux étudiants et étudiantes ont beaucoup écopé des compressions effectuées dans le réseau de l’enseignement supérieur dans les dernières années. À l’Université Laval, on n’a qu’à penser à la réduction des ressources de la bibliothèque ou encore à l’abolition de certains programmes pour constater que ces mesures ont un réel impact négatif. Récemment, le Ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur (MEES) annonçait l’abolition ou la réallocation de 28 millions de dollars en allocations spécifiques auparavant destinées aux services au étudiants et étudiantes. Traduction : les universités ne seront plus obligées de dépenser ces sommes pour les services à la communauté étudiante, et pourront s’en servir n’importe où ailleurs dans leur budget.

En constatant la hausse des besoins en soutien pour les étudiants et étudiantes en situation de handicap ou aux prises avec troubles de santé psychologique, cette modification ne fait aucun sens pour maintenir des services de qualité et qui répondent aux besoins criants de la communauté étudiante universitaire.

Le CTS REEQ demande que le gouvernement du Québec augmente le financement dédié aux services aux étudiantes et aux étudiants, notamment pour celles et ceux à besoins particuliers.

#4 : Financer davantage les dossiers étudiants en recherche

Détails à venir.

#5 : Prévenir et combattre les problèmes de santé psychologique chez la population étudiante

Détails à venir.